Colombie, mythes & Réalités

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[De retour sur le blog après une pause, je l’avoue, un peu longue…]

“Insécurité, violence, enlèvements…” ce sont des termes qui reviennent souvent quand on évoque la Colombie, notamment en Europe. C’est en partie pour ces raisons que nous avions choisi de ne pas ajouter le pays à notre itinéraire, enfin ça c’était avant de partir, confortablement assis dans notre canapé en consultant les conseils aux voyageurs du Ministère des Affaires Etrangères.

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Dès les premiers jours en Amérique du Sud, nous avons fait la connaissance de plusieurs voyageurs. On échange parcours, découvertes et très vite on parle de la Colombie. Avis unanime : la Colombie est sûre et c’est surtout un des pays favoris des backpackers. On garde cela dans un coin de notre tête, mais je suis très vite tentée de rajouter ce pays à notre itinéraire. On laisse voir l’avancée de notre périple. Puis les mois ont passé et c’est au Pérou (4 mois après notre départ) que nous avons pris la décision d’y aller. C’est aussi une occasion en or pour moi de retrouver une camarade de classe, du Master 2 de l’IAE de Paris en 2010, qui habite Cali.

Romain se renseigne sur le passage frontière le plus sûr depuis l’Equateur. Il n’y en a pas dix mille, il faut passer par la ville de Tulcan puis Ipiales. C’est après un trajet en bus depuis l’Amazonie de plus de 16h (rappelez-vous nous étions partis à 3h du matin dans le canoé) que nous arrivons à la ville frontière. 1h du mat, il est trop tard pour traverser la frontière (et imprudent), puis nous avons besoin d’une bonne nuit de sommeil. Notre ami Lonely Planet nous amène dans un hôtel un peu miteux mais qui fera l’affaire pour quelques heures. Dès 7h du matin, nous sommes d’attaque pour passer cette frontière qui fait tant parler. On prend un premier taxi afin d’aller plus vite qui nous emmène jusqu’à l’immigration côté Equateur. On traverse ensuite à pied pour rejoindre l’immigration colombienne. Tout se fait sans aucun problème et je dois même dire que c’est un des passages frontières les plus sûrs que nous avons fait jusqu’à présent. Un autre taxi nous attend pour nous conduire au terminal de bus.

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On saute dans le premier bus pour Cali, au total 12h de trajet afin de ne pas arriver trop tard chez mon amie Maria Isabel. Premier constat : les bus sont chers, entre 2$ et 3$ de l’heure. Pas trop le choix de toute manière et la négo est plutôt dure. Les bus sont spacieux et plutôt clean. Aucune encombre durant le trajet si ce n’est la famille malade à nos côtés et les arrêts incessants du bus qui au total nous auront fait perdre plus de 2h. Heureusement malgré le retard nous retrouvons Maria Isabel et son mari Juan. Ca fait tellement plaisir d’être attendus.

Cali

Commençons par les présentations. Maria Isabel est caleña, de formation marketing elle a étudié deux années en France dont une en Master Marketing à l’IAE de Paris. Elle a décroché un nouveau poste en tant que chef de marque junior chez Colombina (producteur et distributeur leader en alimentaire) lors de notre passage. Juan, caleño aussi, est ingénieur en robotique et professeur à l’université. Ils habitent sur les hauteurs de Cali dans une résidence de haut standing, au 12ème étage, avec vue imprenable sur tout Cali. Après autant de trajet, je me réjouis d’un peu de confort. On est accueillis comme des rois. Dès le petit-déj, Maria nous fait découvrir les spécialités du pays: almojabana et pan de bono (salés) et pour le déjeuner on dégustera : amaranita (banane verte avec des morceaux de chicharron -porc- le tout frit), aborrajato (banane mûre et mozzarella le tout frit) et un arroz atollado (genre de risotto avec du porc et du chorizo). La friture est reine en Colombie, vous l’aurez compris. Maria nous offre un visite guidée dans le centre de Cali, qui n’est pas très grand.

Petit dejAlmojabana (à gauche) / Pan de bono ( à droite)

Almuerzo en CaliPremiers mets colombiens, friture oblige!

En Cali08-P1170216Eglise à CaliOn retrouve l'acai (fruit adoré du Brésil)Rio de Cali

En guise de remerciement, Romain passe aux fourneaux pour cuisiner quelques crêpes et Juan en fait sauter quelques unes.

Soirée crêpes chez nos hôtes

On ne se laisse pas aller en tour du mondeCena colombienneUltimo Desayuno en CaliOn pourrait croire qu'on joue en réseau mais non on commande juste des sushis!Cervezas artesanales

 Lors de notre deuxième journée à Cali, on profite de la piscine et hammam de la résidence. Repas avec nos hôtes le soir et sushi le lendemain avant de leur dire au revoir et de s’envoler.

Adios Cali, hola Santa Marta

Cabo de la Vela

Avec peu de jours en Colombie et grâce à des vols peu chers, nous avons suivi le conseil de nombreuses personnes et avons pris un vol depuis Cali pour Santa Marta sur la côte caribéaine. Nous passerons seulement la nuit à Santa Marta, ville sans grand intêret, avant de rejoindre notre première destination “perdue”: le Cabo de la Vela. C’est un peu le parcours du combattant pour y arriver, il faut plus d’une demi-journée de transport et par conséquent il y a moins de touristes . Mais ça ne nous a pas refroidi. Après un trajet un bus (dont une panne), puis un taxi et un trajet à l’arrière d’une camionnette entassés avec plus de 15 locaux nous avons rejoint le petit village 100% indigène Cabo de la Vela. Le chauffeur nous dépose au bout du village à l’hostal la ballena, qu’on nous avait recommandé et qui se trouve être tenu par sa mère.

 

Scène de tous les jours, petite panne sur la route!Transport local pour atteindre le Cabo de la VelaSur la route du Cabo de la VelaCabo de la Vela, désertique

 En Colombie le hamac est roi. On décide de tenter l’expérience et on s’installe au bord de la mer pour notre première nuit en hamac. Le soir on fait la connaissance de quelques jeunes (français, belges et argentin). On se joint à eux pour le dîner : au menu poisson frais et langouste, c’est divin surtout les pieds dans le sable. On passe la soirée à jouer au jeu des 5000 (jeu de dés), bonne ambiance!

1ere langouste à 10$

Jeu sur la plage

Notre première nuit se passe plutôt bien. On se réveille toujours à la même place (pas de kidnapping, ouf). Moi qui avait peur de ne pas trouver le sommeil c’est finalement Romain qui aura eu plus de mal à trouver une position à son aise. Le spectacle au réveil est magnifique, une mer couleur turquoise.

1ere nuit à la belle étoileOn dirait que Romain s'est fait un nouvel amiAu réveilPlage du cabo de la Vela, plutôt pas mal

Petit-déj à la colombienne, à base d’arepa (galette de blé) et œufs brouillés, en même temps il n’y a pas d’autres options. La gérante nous montre les langoustes de la pêche du matin que l’on dégustera au dîner.

Dejeuner typique colombien, à base d'arepaPêche de la langouste pour le repas du soir

On patiente quelques heures à l’ombre avant de partir en balade, la température avoisinant les 40°C. Difficile de visiter les environs sous cette chaleur, on optera pour la méthode transport en camionnette, afin de pouvoir visiter plusieurs endroits.

Au programme : un panorama désertique, une mer beaucoup plus agitée de ce côté, une trempette pour se rafraîchir, une balade plus longue que prévue (et en tongs avec les cactus ça pique), un coucher de soleil, un repas fruits de mer pour finir!

Cabo de la VelaCabo de la Vela34-IMG_20130719_160147Il faut bien se réhydrater dans le désertWatching the sunsetCena con amigos

 Après 2 jours au Cabo et de belles rencontres, c’est tous ensemble qu’on décide de repartir, toujours entassés à l’arrière de la camionnette ! On recommande Toty pour sa bonne cuisine.

Transport retour, non on est pas du tout chargé!Très bonne adresse à Cabo de la Vela

Palomino

Après un panorama désertique, il nous fallait trouver quelques palmiers. On suit les conseils de Manu et on fait escale au petit village de bord de mer de Palomino. Manu y avait séjourné déjà plusieurs jours et a décidé d’y revenir. Elle nous conseille un logement qu’elle qualifie de “paradisiaque” avec une excellente cuisinière. Décidés à se faire plaisir pour les quelques jours qu’il nous reste, on va dès la descente du bus visiter ce paradis.

Manu a raison, l’endroit est superbe : palmiers, cabanes en bois, balançoires et hamacs sur la plage, un vrai havre de paix. On fait la connaissance de la fameuse cuisinère et très vite on décide de rester, au moins une nuit. Pas de cabanes, on choisit l’option la plus économique :  le hamac, et la demi-pension afin de goûter à cette fameuse cuisine et on aura raison, succulente et sans friture. On sympathise avec Carolina et elle nous propose de rester pour les 3 jours à un prix moindre. Entre après-midi plage, apéro au coucher du soleil, bons petits repas, lecture pour moi et blog pour Romain, on s’est bien ressourcés et on recommande vivement l’arrêt Palomino et le séjour à l’hostal La Sirena.

 

Arrivée à PalominoNotre petit cocon à Palomino, plutôt pas malNotre petit cocon à Palomino, plutôt pas mal

Séance balancoireà PalominoApéro!

Sunset à Palomino

Sunset à Palomino

Cena chez Carolina, une vraie chef!Pti dej à base de pain perdu, une première en Amérique du Sud

Au réveil après la nuit en hammac

PalominoDétroit de Gibraltar créé par Romain...52-IMG_20130721_143510

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Fire night con Alberto el peruano

Carolina, la chef!

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Adios Colombia

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Bilan

12 jours, un séjour trop court mais qui nous auront permis de faire de belles rencontres, de profiter de plages de rêve le tout sans aucune insécurité. Bref moi je dis que la Colombie ne mérite pas sa mauvaise presse.

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