Derniers moments dans l’hémisphère sud

41-P1160310.jpg

Voilà, l’entracte est finie et il est temps de vous conter les derniers pays d’Amérique Latine et centrale: L’Equateur, la Colombie, le Mexique. Sans oublier la cerise sur le gateau: Cuba.

Tempo accéléré

Après quasiment 20H de bus depuis Trujillo, le dernier trajet nous emmène à Loja, ville au sud du pays. Nous sommes le 29 juin. Le pays est très vallonné, l’altitude dépasse les 2000 mètres, le climat varie: très chaud en journée, frais le soir, sans trop d’humidité. Agréable.
Quand nos précédents séjours duraient plusieurs semaines, nous avons réalisé que 15 jours seulement allaient donner un tout autre tempo à notre visite: Le 25 juillet, nous quitterons Bogota, à des milliers de km de là pour arriver au Mexique. Ok, l’Equateur est un des plus petits pays, mais tout de même…

C’est donc qu’une nuit de week-end que nous avons passé à Loja – une petite ville de quelques centaines de milliers d’habitants, qui en paraît beaucoup moins. En 4 heures, on a guère croisé plus d’une centaine de personnes dans les rues…avant de finalement discuter tous azimuts avec une propriétaire de restaurant.

Premier contact

Ce premier contact nous emmène sur le terrain politique, l’économie et bien sûr le tourisme. Le pays est gouverné par Rafael Correa, un socialiste – comme dans beaucoup de pays d’Amérique Latine. Nous avons encore changé de niveau de vie – logement et transport sont deux fois plus onéreux que le Pérou, pays lui-même deux fois plus cher que la Bolivie. A 2.5$ de l’heure de trajet en bus, ca reste encore bon marché.

Mariage by night, à LojaEglise à LojaSur la route de Cuenca

Désormais avides de trekking, nous nous sommes dirigés le lendemain vers Cuenca, à 2500 mètres. La ville est un des plus bel exemple d’architecture coloniale du pays avec Quito, et un Parc national (Cajas) domine les environs entre 3600 et 4200 mètres d’altitude. Un vrai bonheur, passage obligé pour tout voyage en Equateur.

 

Cuenca en images

Chambre sympathique @ El Cafecito, à Cuenca.Petites rues pavées, rincées par l'averseL'immigration espagnole à du bon: Pour preuve, ce rafraîchissant Gaspacho...La ville est quadrillée par les églises07-P116012208-P1160140Cuenca sans pluieMoment culinaire sur le Parque CentralVue depuis la tour de la Catedral Nueva20-P116020721-P116020822-P1160209En auberge, on rencontre souvent les "Tour du mondistes": Ici un couple de Toulousains très sympathique, pour un dîner colombien/

Parque Nacional Cajas

Une journée en amoureux, sans même croiser un touriste: La Montagne, ca vous gagne. La zone très humide, rappelle le climat anglais mais permet des marches sympathiques, bien que la végétation à cette altitude soit rare et les panoramas automatiquement moins scéniques. On a choisit un trek complet journée en solo, guidés par l’excellentissime site officiel du parc (où itinéraires, cartes, descriptifs se téléchargent directement sur votre GPS). Si ca vous chante, vous pouvez même parcourir un autre Inca Trail sur plusieurs jours. Avant les espagnols, l’empire Inca s’étendait au Nord jusqu’à Quito. Mais c’est à faire avant l’impressionant Machu Picchu au Pérou.


Afficher Ecuador / El Cajas sur une carte plus grande

Cajas: Fraîchement déposés, prêt pour la journée de marche et un tournage exclusifGarde champêtre ?11-P1160159Rockin' Cajas13-P116018414-P116019015-P1160191Au cas où on parte sans payer la contribution journalière....

Montañita

Deux jours sont passés, et on quitte l’altitude pour de bon – un de nos derniers passages sur la Cordillère des Andes. L’Equateur ne nous offre pas la plus réjouissante des expériences en bus: Entre films 100% américains, chauffeurs ayant obtenu leur permis “dans un kinder surprise”, on passe souvent plus de temps accrochés aux sièges qu’à profiter du paysage. Manque aussi une formation écologique: en plein milieu du parc, le DVD piraté rayé finira par la fenêtre.

Les quelques pauses nous permettent heureusement quelques moments de détente hors des autobus Chinois, récents mais sans ceintures.

Arrivés finalement à Montañita, petite station balnéaire sympathique bien que très commerciale. C’est un peu l’usine à fêtes qui attire touristes nationaux, hippies et “Roots” en tous genres, tous horizons, et toutes couleurs: On avait pas du voir un afro-américain depuis… Buenos Ayres (!). En Equateur, c’est environ 2% de la population (et 100% de la sélection nationale de football), descendants des victimes du commerce triangulaire.

25-DSC_0191Touche d'humour a la ligne 7, à MontañitaOn dirait Gruissan en été: lignée de restaurants et bars en tout genre à MontanitaNo CommentEmbouchure du fleuve

L’eau est plutôt froide et le temps maussade, on passera rapidement notre route. Mais on se sera payé une bonne tranche de rigolade en compagnie de deux Equatoriennes, rencontrées à la pizzeria très locale. Très sympathiques et ouvertes sur le monde [et donc forcément aisées, le salaire minimum tournant vers 350$ par mois]. Un dixième de la population d’Equateur vivrait même à l’étranger selon le Lonely Planet.

Puerto Lopez

Rien que d’écrire le nom de ce port m’esquisse un sourire.

Bien moins touristique (traduction: mieux, d’après le Dictionnaire des MamourZ 2013) que son voisin Montañita, Puerto Lopez nous a enchanté dès l’arrivée à l’auberge. En fait, plutôt une “maison familiale” qu’une auberge: l’hotel Monte Libano dispose de quelques chambres, des dortoirs, et surtout deux cabanes dont une perchée en haut d’un arbre ! Repas en famille, chocolat chaud cadeau de la maison, et –luxe ultime– un gros pot de Nutella à 6$, un vrai délice.

La retombée en enfance se poursuit avec l’excursion phare, à trente minutes en mer. Nous sommes en pleine saison reproductrice des Baleines, qui n’avaient probablement pas imaginé une horde de bateaux scruter longuement leurs danses nuptiales, leurs sauts et leurs jet d’eau. On ne semble pourtant pas beaucoup les déranger, en les observant à quelques mètres à peine…

La journée coûte à peine quarante dollars, incluant un repas léger et nous amène à l’Isla de la Plata, partie offshore du parc national Machalilla. Comme si les onomatopées d’émerveillement dans le bateau ne suffisaient pas, le désembarquement nous donne un autre spectacle tout aussi grandiose : Tortues de mer accompagnant le bateau, cormorans et Pélicans par colonies entières… et leur excréments argentés donnant le nom à l’île. D’autres l’appellent aussi les Galapagos du pauvre… Nous y ferons un petit tour de deux heures, en la joyeuse et bruyante compagnie de l’équipage d’un long-courrier KLM, puis nous arrêtons pour un peu de PMT (Palmes Masque Tuba, ou Snorkelling) pour notre premier retour à l’eau depuis le Brésil (le lac Titicaca à 8° ne m’ayant pas tellement laissé l’occasion d’aller admirer les poissons).

33-P116024634-P116025035-P1160254Dejeuner familial @ Hostal LibanoNotre cabana dans l'arbre38-P116027039-P116027431-DSC_0196Le salon, salle de lecture et Comedor de l'Hostal LibanoL'appel du grand largeLes baleines font leur showPélicanPatas azulesOups, on a oublié le nom. On peut l'appeler simplement le "Dragueur gonflant son appendice"Tortue de mer à quelques mètresAmbiance Hitchcock sur l'Isla de La Plata47-P1160409

 

Déjà le week-end qui arrive, pour retrouver Catalina à Quito, amie d’Erasmus pas vue depuis 2008. La compagnie de bus, Reina del Camino, nous emmène de nuit toujours en bus Chinois. Le programme s’annonce chargé…


Afficher Ecuador del Sur sur une carte plus grande

4 Responses

  1. Steph says:

    j’ai plusieurs fois fait des tours pour voir les baleines – et tout ce que j’ai pu voir c’est des souffles dans l’eau et des ailerons – plutôt rare ce que vous avez vu – la chance ;-)

    • Romain says:

      Yep, même si on avait rien de potable pour photographier ! M’enfin, ca vaut le détour dans tous les cas, surtout pour les 40$…

  2. maguy says:

    maman vous envoie de gros bisous et craque devant les baleines et les oiseaux que j’admire ainsi que la maison dans les arbres exotiques de l isla de la plata… ce grand contraste que notre cabane au”fond du jardin” pleine d’outils conforte en frustrations et vos images ,source de reverie nous enchantent .de beaux circuits et de belles photos continuez….

    • Romain says:

      :)
      Ah , parce qu’on peut pas les admirer en voilier en méditerranée ?
      Bon, ben il faut prévoir un voyage transatlantique alors… ou un vol en Antarctique, où elle vont bientôt retourner !

Leave a Reply