Naufragés dans la pluie tropicale de Floripa…..Adeus Brazil!

_DSC2437

Après en avoir pris plein les yeux aux chutes d’Iguazu et plus de 14h de trajet en bus (que l’on a failli louper), Florianopolis aura été notre dernière escale au Brésil. Nous avons choisi cet endroit, d’une part parce qu’on nous l’avait recommandé à plusieurs reprises et d’autre part pour que Blandine et Léo puissent profiter de la plage durant leur séjour.

IMG_5320

Cette île située au Sud de Rio, est très fréquentée par les surfeurs. Elle est aussi le rendez-vous de nombreux backpackers, ce qui explique la très grande offre d’auberges de jeunesse. Nous avions au préalable sélectionné plusieurs auberges au centre de Florianopolis mais dès la descente du bus, on se fait alpaguer par un homme qui essaie de nous vendre un appart et une auberge. On lui fait gentiment comprendre que cela ne nous intéresse pas. Après un passage par l’office de tourisme, on réalise que l’île est bien plus grande que ce que l’on imaginait et on décide finalement d’aller du côté du Lagoa à l’est de l’île. Nous nous rendons dans plusieurs auberges, dans lesquels nous essayons de négocier mais cela ne marche malheureusement pas. Pas pour le moins anéanti, on décide de se rendre tout près de la plage à Barra da Lagoa. Et là rebelote, un homme nous interpelle dès la descente du bus pour nous vendre un appart. Cette fois-ci nous décidons d’y jeter un coup d’œil et pour le coup c’est vraiment pas mal : deux chambres avec au total 6 lits, une cuisine et salle de bain pour 25 reals par personne et par nuit (10 €), le tout qui donne sur la plage. Banco, on s’y installe.

Avec la plus grande joie, nous découvrons l’espace laverie et de ce pas nous en profitons pour laver linge sale accumulé depuis plusieurs jours, un sacré boulot.

Le lavage nous prend finalement plus de temps que ce que l’on pensait et il est trop tard pour partir découvrir une plage, alors nous profitons de celle devant chez nous.

Le temps finit par se gâter en fin de journée et il en sera de même le lendemain matin à notre grande déception, encore plus pour Blandine et Léo qui se réjouissaient d’enfiler leurs maillots. Une pluie battante s’abat sur l’île ce qui compromet sérieusement nos plans. Après quelques heures, la pluie finit par se calmer et nous en profitons pour nous rendre à l’arrêt de bus pour aller visiter le village des pêcheurs au sud de l’île classé au patrimoine de l’UNESCO (oui il faut prendre un bus car l’île est bien plus grande que ce que l’échelle de la carte peut laisser paraître). A peine arrivés à l’abri-bus, la pluie se remet à tomber. Désespérés face à cette pluie tropicale, nous décidons de rebrousser chemin. Pas facile quand le beau temps n’est pas au rendez-vous sur une île. Les activités sont tout de suite limitées. Nous choisissons finalement de regarder un film, et pas n’importe lequel : « There will be blood » Pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu, je ne vous raconterai pas la fin. Mais les 2h38 ont été plutôt longues et je ne félicite pas le choix de Romain.

Pour se rattraper il nous cuisine un délicieux poulet mijoté au four et pâtes à la sauce tomate, c’est d’ailleurs le premier vrai repas digne de ce nom. Nous souhaitions vous en faire profiter visuellement mais la photo a disparu (aussi vite que le poulet).

Après la déception du film de l’après-midi, nous ne souhaitions pas rester sur cette fin pour finir cette journée morose. Sur les recommandations de Léo, nous choisissons « Flight » qui selon lui devait durer 1h30. Résultat après 20 min Léo s’endort et nous abandonne lâchement et nous finissons quand même le film qui aura duré non pas 1h30 mais 2h20. Merci Léo. La journée cinématographique n’aurait pas été un succès. Il faut aller se coucher, demain le temps sera meilleur…

Ou pas. Le temps est toujours au gris mais la pluie a cessé, enfin c’est ce que l’on croyait. Rebelote, cette fois-ci la pluie ne nous arrêtera pas. Après trois bus différents et 2h de trajet nous arrivons au fameux village.

Le village est joli et réputé pour ses huitres. Nous aurions souhaité les goûter mais leur prix assez exorbitant aura eu raison de nous. Nous trouvons sur la carte un chemin non loin du village qui mène jusqu’à la plage des naufragés. Cela nous inspire et après 20min de bus (je vous avais dit les cartes brésiliennes ne sont pas à l’échelle), nous arrivons au début du chemin. Bandine, Léo et moi-même prenons peur devant l’état boueux de ce chemin, cela risque d’être difficile avec nos tongs, tandis que Romain lui jubile avec ses sandales de compétition. Après plus d’une heure de marche que les brésiliens font en 25min nous accédons à la plage des naufragés sous la pluie et Léo réussit à casser l’une de ses tongs dans l’océan (au final cela lui aura permis d’acheter des havainas). Cette plage tout au sud de l’île aurait pu être paradisiaque avec du soleil. Ce qui sur c’est qu’on y reviendra. Pour se réconforter nous savourons les empenadas au camarao (crevettes) y queijo (fromage) du restaurant Golfino.

Pas une minute à perdre, il faut que l’on rentre avant la nuit et avec la tonge en moins de Léo cela risque de prendre un peu plus de temps qu’à l’aller.

Après deux mémorables chutes de Blandine (photo à l’appui) et le rinçage de nos pieds boueux dans le ruisseau nous voilà enfin arrivés. Le bus est là, il nous faut courir car on ne sait pas quand est-ce que passera le prochain.

Face au déchainement météorologique nous décidons de partir dès le lendemain matin pour Montevideo. Blandine et Léo n’auront pas pu profiter de ces belles plages.

One Response

  1. Yannick says:

    Coucou les MamourZ, Blandine et Léo! Dommage que vous ayez eu autant de pluie, ça a l’air très joli!

Leave a Reply