Porteño Connection – part one : la ville

Professionnels en démonstration de haut vol

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Ah Si Buenos Aires m’était conté…

J’aurais probablement du mal à vous raconter la vie à Paris en quelques phrases. J’aurais tout autant de challenge avec BA, ou “Buenos” pour les intimes.

Arrivés depuis Colonia via un Ferry traversant le Rio de la Plata à rythme “tranquille” (une heure et demie de retard sur un trajet de 3 heures), Sandra avait repéré trois auberges au centre où passer la première nuit.

Le port de la ville est situé dans la City, quartier financierautant vous dire que le dépaysement depuis l’Uruguay se fait sentir: les grattes-ciel se comptent en demi-douzaines et les calèches ont disparu. Ah, et troisième élément que nous avons rapidement dû intégrer: Même si le Peso local pèse quatre fois plus cher, il ne vaut pas non plus grand chose…récit.

“Centre-ville de proximité: Tout à moins de 10 cuadras”

Pour commencer, Buenos Aires n’est pas pedestrian-friendly. Le piéton ici ne marche pas, il court. Pour sa survie d’abord: traverser la plus grande Avenue au monde (9 de Julio) requiert pas moins de 4 stops intérmédiaires. Avec ses 16 voies je vous recommande de ne pas laisser échapper votre animal de compagnie préféré…

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L’empreinte américaine, que l’on a déjà pu voir au Brésil est forte, car les rues sont droites et les quartiers sont divisés par des blocs, ou cuadras ce qui ne rend pas forcément la marche à pied le meilleur moyen de transport. Cela tranche donc avec Paris nettement (même si quelques immeubles rappellent vaguement le style haussmanien) d’autant plus que BA est quadrillée par des Parcs, et même une réserve naturelle.

Concrètement, on a passé 5 jours à “cuadriller” la ville, et pour ma part c’était un délai nécessaire pour commencer à l’apprécier. Petit florilège sous le soleil des différents quartiers

Centre historique, Retiro

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Puerto Madero

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Nunca Mas: Commémoration du 24 mars

Il y a à peine 30 ans tombait la dictature Argentine, laissant 30,000 disparus (pour la plupart enlevés). Les mères des disparus manifestent encore régulièrement à BA, casserole à la main, pour que la lumière soit faite sur les crimes du régime. Mais les voix se font surtout entendre dans un rassemblement massif, chaque année le 24 mars, dans une ambiance de joyeux bordel. Nunca Mas pour “jamais plus” – un devoir de mémoire collectif.

On y était:

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Marché de San Telmo

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Quartier de la Boca

Un quartier pauvre, qui a vu ses habitants “customiser” ses maisons faites de tôles, en récupérant la peinture destinée aux bateaux. Aujourd’hui, c’est un quartier touristique agréable où l’on mange bien, regarde des couples pratiquer le Tango acrobatique et où l’on fait aussi attention à ses affaires (On a marché 2H pour y arriver comme des fleurs, avant d’apprendre un peu plus tard que les braquages à main armée sont fréquents). Ajoutez du Street Art et des tags inspirés, ca rappelle une mélange de Camden & East London, finalement.

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Cimetière la Recoleta

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Nature & Découvertes entre Palermo et Recoleta…

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Traffic en tout genre…

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& Reserva Ecologica.

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Bref, vous pouvez voir qu’en quelques photos, on (et vous) n’avez encore rien vu. BA est difficile à apprivoiser, mais une fois qu’on y est on s’y sent étrangement bien.

Serait–ce leS sourireS du métro (le Subte), si inhabituelS pour nous qui nous produit cet effet ?
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Serait-ce donc la vie peu chère ?

L’Argentine connaît au moins 10% d’inflation par an, comptez même le quintuple pour les endroits touristiques, notamment le sud du pays qui est à peine accessible aux Argentins eux-mêmes. Oubliez les prix du Routard ou du Lonely Planet y compris les dernières éditions (qui ont déjà plus de 12 mois de retard) !

En synthèse, le Peso inspire guère confiance. L’actuelle présidente de la République, Cristina Kirchner a instauré des mesures de contrôles sur le libre échange Dollar – Peso qui alimente un marché noir. Dans les distributeurs 1USD vaut 5 pesos, dans la rue il en vaut 8. Et tout ce qui touche au change de petite monnaie (indispensable pour prendre le bus) génère une puissante réaction allergique, voire d’énervement chez nos interlocuteurs.

Tout va bien en facade, mais tout va mal en réalité: Le PIB réel est au même niveau que fin ‘90 et la pauvreté augmente. Un procès à New-York “Argentina vs Pension Funds” a cours en ce moment et déterminera si l’Argentine paiera ses dettes ou fera fuir les futurs créanciers et investisseurs. La crise de 2008 est passée par là, sans compter les effets de celle de 2001 qu’aucun autre pays développé n’a vraiment traversé.

Non aucune de ces réponses n’explique nos sentiments… la suite au prochain post !

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